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La première armée française d'Espagne, printemps-été 1808

La première armée française d'Espagne, printemps-été 1808


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La première armée française d'Espagne, printemps-été 1808

1er Corps d'Observation de la Gironde2e Corps d'Observation de la GirondeCorps d'Observation de la Côte OcéaniqueCorps d'Observation des PyrénéesCorps d'Observation des Pyrénées OrientalesGarde impérialeRenforts en juin, juillet et août 1808

1er Corps d'Observation de la Gironde

Commandant : Général Junot
Chef d'état-major : Général Thiébault

1ère Division : Général Delaborde

Brigades Avril et Brennier
15e de ligne (3e bataillon)
47e de ligne (2e bataillon)
70e de ligne (1er et 2e bataillons)
86e de ligne (1er et 2e bataillons)
4e régiment suisse (1er bataillon)

Force totale : 7 848

2e division : général Loison

Brigades Charlot et Thomières
2e Léger (3e bataillon)
4e Léger (3e bataillon)
12e Léger (3e bataillon)
15e Léger (3e bataillon)
32e de ligne (3e bataillon)
58e de ligne (3e bataillon)
2e régiment suisse (2e bataillon)

Force totale : 8 481

3e Division : Général Travot

Brigades Graindorge et Fusier
31e Léger (3e bataillon)
32e Léger (3e bataillon)
26e de ligne (3e bataillon)
66e de ligne (3e et 4e bataillons)
82e de ligne (3e bataillon)
Légion de Midi (1er bataillon)
Légion de Hanovre

Force totale : 5 538

Division de cavalerie : général Kellerman

Brigades Margaron et Maurin
26e Chasseurs
1er dragons
3e dragons
4e dragons
5e dragons
9e dragons
15e Dragons

Force totale : 1754

Artillerie et train à bagages
Force totale : 1 297

22 bataillons d'infanterie, sept escadrons de cavalerie, effectif total : 24 918

2e Corps d'Observation de la Gironde

Commandant : Général Dupont
Chef d'état-major : Général Legendre

1ère Division : Général Barbou

Brigades Pannetier et Chabert Garde de Paris (2e bataillon des 1er et 2e régiments)
3e Légion de Réserve (1er et 2e bataillons)
4e Légion de Réserve (1er, 2e et 3e bataillons)
Marines de la Garde
4e régiment suisse (2e bataillon)

Force totale : 7 836

2e division : général Vedel

Brigades Poinsot et Cassagne 1ère Légion de Réserve (trois bataillons)
5e Légion de réserve (trois bataillons)
3e régiment suisse (1er bataillon)

Force totale : 6 884

3e Division : Général Frère

Brigades Laval et Rostolland 15e Léger (2e bataillon)
2e Légion de réserve (trois bataillons)
2e régiment suisse (1er bataillon)

Force totale : 5 204

Division de cavalerie : Général Fresia

Brigades Rigaud et Dupré 1er Cuirassiers Provisoires
2e cuirassiers provisoires
1er Chasseurs Provisoires
2e Chasseurs Provisoires
6e dragons provisoires

Force totale :

Artillerie et Bagages
Force totale : 1 204

vingt et un bataillons d'infanterie, quinze escadrons de cavalerie, effectif total : 24 428

Corps d'Observation de la Côte Océanique

Commandant : Maréchal Moncey
Chef d'état-major : Général Harispe

1ère Division : Général Musnier

Brigades Brun et Isemburg 1er régiment provisoire d'infanterie (quatre bataillons)
2e régiment provisoire d'infanterie (quatre bataillons)
3e régiment provisoire d'infanterie (quatre bataillons)
4e régiment provisoire d'infanterie (quatre bataillons)
bataillon westphalien

Force totale : 9 699

2e division : général Gobert

Brigades Lefranc et Dufour 5e Régiment Provisoire d'Infanterie (quatre bataillons)
6e régiment provisoire d'infanterie (quatre bataillons)
7e régiment provisoire d'infanterie (quatre bataillons)
8e régiment provisoire d'infanterie (quatre bataillons)
Légion irlandaise

Force totale : 8.393

3e Division : Général Morlot

Brigades Bujet et Lefebvre
9e régiment provisoire d'infanterie (quatre bataillons)
10e régiment provisoire d'infanterie (quatre bataillons)
11e régiment provisoire d'infanterie (quatre bataillons)
Bataillon prussien

Force totale : 7,149

Division de cavalerie : Général Grouchy

Brigades Privé et Wathier 1er Dragons Provisoires
2e dragons provisoires
1er hussards provisoires
2e hussards provisoires

Force totale : 2 850

Artillerie et Bagages
Force totale : 1 250

Quarante-sept bataillons d'infanterie, douze escadrons de cavalerie, effectif total : 29 341

Corps d'Observation des Pyrénées

Commandant : Maréchal Bassières
Chef d'état-major : Général Lefebvre-Desnouettes

1ère Division : Général Merle

Brigades Darmagnac et Gaulois 47e de ligne (1er bataillon)
86e de ligne (deux compagnies)
3e régiment suisse (2e bataillon)
1er Régiment de Marche (deux bataillons)
1er Régiment Supplémentaire des Légions de Réserve (deux bataillons)

Force totale : 5 248

2e division : général Verdier

Brigades Sabathier et Ducos 17e Régiment Provisoire (quatre bataillons)
18e régiment provisoire (quatre bataillons)
13e régiment provisoire (quatre bataillons)
14e régiment provisoire (quatre bataillons)

Force totale : 8 518

Division de cavalerie : Général Lasalle

10e chasseurs
22e Cahsseur
Escadron de Marche des cuirassiers

Force totale : 1 082

Artillerie, Bagages
Force totale : 408

Troupes détachées

Garnison de Pampelune : Général D'Agoult
15e régiment de ligne (4e bataillon)
47e régiment de ligne (3e bataillon)
70e régiment de ligne (3e bataillon)
5e Escadron de Marche des cuirassiers

Garnison de Saint-Sébastien : Général Thouvenot 2e Régiment Supplémentaire des Légions de Réserve (4e bataillon)
Bataillon Dépôt
Dépôt de cavalerie

Force totale : 3,830

Vingt sept bataillons et quart d'infanterie, neuf escadrons de cavalerie, effectif total : 19 086

Corps d'Observation des Pyrénées Orientales

Commandant : Gérald Duhesme
Chef d'état-major : Colonel Fabre

1ère Division : Général Chabran

Brigades Goulas et Nicolas 2e de ligne (3e bataillon)
7e de ligne (1er et 2e bataillons)
16e de ligne (3e bataillon)
37e de ligne (3e bataillon)
56e de ligne (4e bataillon)
93e de ligne (3e bataillon)
2e régiment suisse (3e bataillon)

Force totale : 6 045

2e division : général Lecchi

Brigades Milosewitz 2e ligne italienne (2e bataillon)
4e de ligne italienne (3e bataillon)
5e ligne italienne (2e bataillon)
Royal Vélites (1er bataillon)
1ère ligne napolitaine (1er et 2e bataillons)

Force totale : 4 596

Brigade de cavalerie : Général Bessières

3e cuirassiers provisoires
3e Chasseurs Provisoires

Force totale : 825

Brigade de cavalerie : Général Schwartz

Chasseurs italiens du Prince Royal
2e chasseurs napolitains

Force totale : 892

Artillerie, Bagages
Force totale : 356

Quatorze bataillons d'infanterie, neuf escadrons de cavalerie, effectif total : 12 714

Garde impériale

Commandant : Général Dorsenne

Infanterie

1er Fusiliers
2e Fusiliers
Marines de la Garde

Force totale : 3 069

Cavalerie
Force totale : 1762

Artillerie et bagages
Force totale : 1 581

Six bataillons d'infanterie, neuf escadrons de cavalerie, effectif total : 6 412

Renforts envoyés en Espagne en juin-août 1808

Division Mouton

Brigades Rey et Reynaud
2e Léger (1er et 2e bataillons)
4e Léger (1er, 2e et 4e bataillons)
12e Léger (1er et 2e bataillons)
15e de ligne (1er et 2e bataillons)
Garde de Paris (un bataillon)

Force totale : 5 100

Division Bazancourt

14e de ligne (1er et 2e bataillons)
44e de ligne (1er et 2e bataillons)

Force totale : 3 102

Brigade polonaise

Deux bataillons chacun des 1er, 2e et 3e régiments de la Vistule

Force totale : 3 951

Division du général Reille à Perpignan

113e régiment (deux bataillons)
Garde nationale des Pyrénées Orientales
1er Bataillon Provisoire de Perpignan
2e bataillon provisoire de Perpignan
Trois bataillons mixtes
5e Légion de réserve (un bataillon)
Bataillon du Valais
Deux escadrons de dragons toscans
Deux escadrons de marche
Deux batteries d'artillerie

Force totale : 8 370

Autres unités

UnitéForce
4e, 5e, 6e et 7e Bataillons de mars2,281
Division du Général Chabot - Réserve de Perignan2,667
Troupes portugaises utilisées à Saragosse553
Garde nationale des Pyrénées971
Dépôt général à Bayonne7,659
Projets d'infanterie8,637
Projets de cavalerie3,911
Projets d'artillerie851
Ingénieurs et autres renforts101

Force totale : 48 204

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Qui a conquis l'Espagne en 1808 ?

L'occupation espagnole par les Maures a commencé en 711 après JC lorsqu'une armée africaine, dirigée par leur chef Tariq ibn-Ziyad, a traversé le détroit de Gibraltar depuis l'Afrique du Nord et a envahi la péninsule ibérique 'Andalus' (Espagne sous les Wisigoths). 5.

Par la suite, la question est de savoir qui était le roi d'Espagne en 1808 ? Ferdinand VII. Ferdinand VII, dit Ferdinand le Désiré, Espanol Fernando el Deseado, (né le 14 octobre 1784, El Escorial, Espagne&mdashdécédé le 29 septembre 1833, Madrid), roi d'Espagne en 1808 et de 1814 à 1833. Entre 1808 et 1813, pendant les guerres napoléoniennes, Ferdinand est emprisonné en France par Napoléon.

En conséquence, comment l'Espagne a-t-elle vaincu Napoléon ?

Espanol situation Espagne était un allié de celui de Napoléon Premier Empire français cependant, défaite à la bataille de Trafalgar en octobre 1805 avait supprimé le motif de l'alliance avec la France. Godoy&mdashqui était un favori du roi Charles IV de Espagne&mdash a commencé à chercher une forme d'évasion. Espanol les troupes ont marché au Danemark au début de 1808.

L'Espagne a-t-elle déjà été envahie ?

Le royaume wisigoth conquis toute l'Hispanie et la régna jusqu'au début du VIIIe siècle, lorsque la péninsule tomba aux mains des conquêtes musulmanes. Après une période de domination musulmane, l'histoire médiévale de Espagne est dominée par la longue Reconquista chrétienne ou « reconquête » de la péninsule ibérique de la domination musulmane.


Contenu

En 1799, Napoléon Bonaparte est confronté à Emmanuel Joseph Sieyès, l'un des cinq directeurs constituant la branche exécutive du gouvernement français, qui sollicite son soutien pour un coup d'État de renverser la Constitution de l'an III. L'intrigue comprenait le frère de Bonaparte, Lucien, alors président du Conseil des Cinq-Cents, Roger Ducos, un autre directeur, et Talleyrand. Le 9 novembre 1799 (18 brumaire VIII sous le calendrier républicain français) et le lendemain, les troupes dirigées par Bonaparte en prennent le contrôle. [ éclaircissements nécessaires ] Ils dispersèrent les conseils législatifs, laissant une législature croupion pour nommer Bonaparte, Sieyès et Ducos comme consuls provisoires pour administrer le gouvernement. Bien que Sieyès s'attend à dominer le nouveau régime, le Consulat, il est déjoué par Bonaparte, qui rédige la Constitution de l'an VIII et obtient sa propre élection comme Premier Consul. Il devient ainsi le personnage le plus puissant de France, pouvoir accru par la Constitution de l'an X qui le fait Premier Consul à vie.

La bataille de Marengo (14 juin 1800) inaugure l'idée politique qui va continuer à se développer jusqu'à la campagne de Napoléon à Moscou. Napoléon ne prévoyait que de garder le duché de Milan pour la France, en mettant de côté l'Autriche, et on pensait [ Par qui? ] pour préparer une nouvelle campagne à l'Est. La paix d'Amiens, qui lui a coûté le contrôle de l'Egypte, était une trêve temporaire. Il étendit progressivement son autorité en Italie en annexant le Piémont et en acquérant Gênes, Parme, la Toscane et Naples, et ajouta ce territoire italien à sa République cisalpine. Puis il assiégea l'État romain et initia le Concordat de 1801 pour contrôler les prétentions matérielles du pape. Quand il a reconnu son erreur d'élever l'autorité du pape de celle d'une figure de proue, Napoléon a produit le Articles Organiques (1802) dans le but de devenir le protecteur légal de la papauté, à l'instar de Charlemagne. Pour dissimuler ses plans avant leur exécution effective, il suscita les aspirations coloniales françaises contre la Grande-Bretagne et le souvenir du traité de Paris de 1763, exacerbant l'envie britannique de la France, dont les frontières s'étendaient désormais jusqu'au Rhin et au-delà, jusqu'à Hanovre, Hambourg et Cuxhaven. Napoléon aurait des élites dirigeantes issues d'une fusion de la nouvelle bourgeoisie et de l'ancienne aristocratie. [13]

Le 12 mai 1802, le Tribunat français vota à l'unanimité, à l'exception de Carnot, en faveur du consulat à vie pour le chef de la France. [14] [15] Cette action a été confirmée par le Corps législatif. Un plébiscite général a suivi par la suite, ce qui a donné lieu à 3 653 600 voix pour et 8 272 voix contre. [16] Le 2 août 1802 (14 thermidor an X), Napoléon Bonaparte est proclamé consul à vie.

Le sentiment pro-révolutionnaire a balayé l'Allemagne aidé par la « récession de 1803 », qui a amené la Bavière, le Wurtemberg et le Bade aux côtés de la France. William Pitt le Jeune, de retour au pouvoir sur la Grande-Bretagne, appela une fois de plus à une coalition anglo-austro-russe contre Napoléon pour empêcher la propagation des idéaux de la France révolutionnaire.

Le 18 mai 1804, Napoléon reçut le titre d'« empereur des Français » par le Sénat, enfin, le 2 décembre 1804, il fut solennellement couronné, après avoir reçu la couronne de fer des rois lombards, et fut consacré par le pape Pie VII en Notre Dame de Paris. [c]

En quatre campagnes, l'Empereur transforme son empire féodal féodal et fédéral « carolingien » en un empire sur le modèle de l'Empire romain. Les souvenirs de la Rome impériale furent pour une troisième fois, après Jules César et Charlemagne, utilisés pour modifier l'évolution historique de la France. Si le vague plan d'invasion de la Grande-Bretagne n'a jamais été exécuté, la bataille d'Ulm et la bataille d'Austerlitz ont éclipsé la défaite de Trafalgar, et le camp de Boulogne a mis à la disposition de Napoléon les meilleures ressources militaires qu'il avait commandées, sous forme de La Grande Armée.

Dans la guerre de la troisième coalition, Napoléon a balayé les vestiges de l'ancien Saint-Empire romain germanique et a créé dans le sud de l'Allemagne les États vassaux de Bavière, Bade, Wurtemberg, Hesse-Darmstadt et Saxe, qui ont été réorganisés en Confédération du Rhin. Le traité de Presbourg, signé le 26 décembre 1805, soustrait à l'Autriche de vastes concessions territoriales, en plus d'une importante indemnité financière. La création par Napoléon du royaume d'Italie, l'occupation d'Ancône et son annexion de la Vénétie et de ses anciens territoires adriatiques marquèrent une nouvelle étape dans la progression de l'Empire français.

Pour créer des États satellites, Napoléon a installé ses proches à la tête de nombreux États européens. Les Bonaparte ont commencé à se marier dans les anciennes monarchies européennes, gagnant la souveraineté sur de nombreuses nations. Frère aîné Joseph Bonaparte remplaça les Bourbons dépossédés à Naples frère cadet Louis Bonaparte fut installé sur le trône du Royaume de Hollande, formé à partir de la République batave beau-frère Joachim Murat devint Grand-Duc de Berg frère cadet Jérôme Bonaparte devint fils gendre du roi de Wurtemberg et roi de Westphalie, fils adoptif Eugène de Beauharnais fut nommé vice-roi d'Italie et fille adoptive et cousine germaine Stéphanie de Beauharnais épousa Karl (Charles), fils du grand-duc de Bade. En plus des titres de vassaux, les plus proches parents de Napoléon ont également reçu le titre de prince français et ont formé la Maison impériale de France.

Rencontrant l'opposition, Napoléon ne tolérerait aucun pouvoir neutre. Le 6 août 1806, les Habsbourg abdiquèrent leur titre d'empereur du Saint Empire romain afin d'empêcher Napoléon de devenir le prochain empereur, mettant ainsi fin à un pouvoir politique qui durait depuis plus de mille ans. La Prusse s'était vu offrir le territoire de Hanovre pour rester en dehors de la troisième coalition. La situation diplomatique changeant, Napoléon a offert la province à la Grande-Bretagne dans le cadre d'une proposition de paix. À cela, combiné aux tensions croissantes en Allemagne sur l'hégémonie française, la Prusse a répondu en formant une alliance avec la Russie et en envoyant des troupes en Bavière le 1er octobre 1806. Pendant la guerre de la quatrième coalition, Napoléon a détruit les armées prussiennes à Iéna et Auerstedt. Les victoires successives à Eylau et Friedland contre les Russes ont finalement ruiné le royaume autrefois puissant de Frédéric le Grand, obligeant la Russie et la Prusse à faire la paix avec la France à Tilsit.

Les traités de Tilsit ont mis fin à la guerre entre la Russie et la France et ont commencé une alliance entre les deux empires qui détenaient autant de pouvoir que le reste de l'Europe. Les deux empires ont secrètement convenu de s'entraider dans les différends. La France s'est engagée à aider la Russie contre l'Empire ottoman, tandis que la Russie a accepté de rejoindre le système continental contre la Grande-Bretagne. Napoléon a également forcé Alexandre à entrer dans la guerre anglo-russe et à déclencher la guerre finlandaise contre la Suède afin de forcer la Suède à rejoindre le système continental.

Plus précisément, Alexandre a accepté d'évacuer la Valachie et la Moldavie, qui avaient été occupées par les forces russes dans le cadre de la guerre russo-turque. Les îles Ioniennes et Cattaro, qui avaient été capturées par les amiraux russes Ouchakov et Senyavin, devaient être remises aux Français. En récompense, Napoléon a garanti la souveraineté du duché d'Oldenbourg et de plusieurs autres petits États dirigés par les parents allemands de l'empereur russe.

Le traité a supprimé environ la moitié du territoire de la Prusse : Cottbus a été donné à la Saxe, la rive gauche de l'Elbe a été attribuée au royaume nouvellement créé de Westphalie, Białystok a été donné à la Russie, et le reste des terres polonaises en possession prussienne ont été mis en place comme le duché de Varsovie. La Prusse reçut l'ordre de réduire son armée à 40 000 hommes et de payer une indemnité de 100 000 000 de francs. Les observateurs en Prusse considéraient le traité comme injuste et comme une humiliation nationale.

Talleyrand avait conseillé à Napoléon d'adopter des conditions plus douces, les traités marquaient une étape importante dans son éloignement de l'empereur. Après Tilsit, au lieu d'essayer de réconcilier l'Europe, comme l'avait conseillé Talleyrand, Napoléon voulait vaincre la Grande-Bretagne et achever sa domination italienne. A la coalition des puissances du Nord, il ajouta la ligue des ports de la Baltique et de la Méditerranée, et au bombardement de Copenhague par la Royal Navy il répondit par un second décret de blocus, daté de Milan le 17 décembre 1807.

L'application du Concordat et la prise de Naples entraînent les premières luttes de Napoléon avec le Pape, centrées autour de Pie VII renouvelant les affirmations théocratiques du Pape Grégoire VII. L'ambition romaine de l'empereur est rendue plus visible par l'occupation du royaume de Naples et des Marches, et par l'entrée de Miollis à Rome tandis que le général Junot envahit le Portugal, le maréchal Murat prend le contrôle de l'ancienne Espagne romaine en tant que régent. Peu de temps après, Napoléon fit couronner son frère, Joseph, roi d'Espagne et l'envoya là-bas pour prendre le contrôle.

Napoléon a essayé de réussir dans la péninsule ibérique comme il l'avait fait en Italie, aux Pays-Bas et en Hesse. Cependant, l'exil de la famille royale espagnole à Bayonne, ainsi que l'intronisation de Joseph Bonaparte, ont tourné les Espagnols contre Napoléon. Après le Dos de Mayo émeutes et représailles ultérieures, le gouvernement espagnol a lancé une campagne de guérilla efficace, sous la supervision des autorités locales Juntes. La péninsule ibérique est devenue une zone de guerre des Pyrénées au détroit de Gibraltar et a vu la Grande Armée faire face aux restes de l'armée espagnole, ainsi qu'aux forces britanniques et portugaises. Le général Dupont capitula à Bailén devant le général Castaños, et Junot à Cintra, au Portugal, devant le général Wellesley.

L'Espagne a épuisé les soldats nécessaires aux autres champs de bataille de Napoléon, et ils ont dû être remplacés par des conscrits. La résistance espagnole a affecté l'Autriche et a indiqué le potentiel de résistance nationale. Les provocations de Talleyrand et de la Grande-Bretagne renforcèrent l'idée que les Autrichiens pouvaient imiter les Espagnols. Le 10 avril 1809, l'Autriche envahit l'alliée de la France, la Bavière. La campagne de 1809, cependant, ne serait pas aussi longue et pénible pour la France que celle d'Espagne et de Portugal. Après une action brève et décisive en Bavière, Napoléon ouvre pour la deuxième fois la route de la capitale autrichienne, Vienne. A Aspern, Napoléon subit sa première grave défaite tactique, ainsi que la mort de Jean Lannes, habile maréchal et cher ami de l'empereur. La victoire à Wagram, cependant, a forcé l'Autriche à demander la paix. Le traité de Schönbrunn, signé le 14 décembre 1809, aboutit à l'annexion des provinces illyriennes et reconnaît les conquêtes françaises passées.

Le pape fut déporté de force à Savone et ses domaines furent incorporés à l'Empire français. La décision du Sénat du 17 février 1810 crée le titre de « Roi de Rome » et fait de Rome la capitale de l'Italie. Entre 1810 et 1812, le divorce de Napoléon avec Joséphine, et son mariage avec l'archiduchesse Marie Louise d'Autriche, suivi de la naissance de son fils, éclairent sa future politique. Il retire progressivement le pouvoir à ses frères et sœurs et concentre son affection et son ambition sur son fils, gage de la pérennité de sa dynastie, marquant l'apogée de l'Empire.

Les forces sapantes, cependant, avaient déjà commencé à empiéter sur les défauts inhérents aux réalisations de Napoléon. La Grande-Bretagne, protégée par la Manche et sa marine, était constamment active et la rébellion des gouvernants et des gouvernés éclata partout. Napoléon, bien qu'il l'ait sous-estimé, sentit bientôt son échec face à la guerre d'Espagne. Des hommes comme le baron von Stein, August von Hardenberg et Johann von Scharnhorst avaient commencé à préparer secrètement les représailles de la Prusse.

L'alliance conclue à Tilsit a été sérieusement ébranlée par le mariage autrichien, la menace de restauration polonaise en Russie et le système continental. Les personnes mêmes qu'il avait placées au pouvoir contrecarraient ses plans. Avec beaucoup de ses frères et sœurs et de ses relations sans succès ou même le trahissant, Napoléon s'est vu obligé de révoquer leur pouvoir. Caroline Bonaparte conspire contre son frère et contre son mari Murat l'hypocondriaque Louis, devenu hollandais dans ses sympathies, se voit ôter la surveillance du blocus, ainsi que la défense de l'Escaut, qu'il a refusé d'assurer. Jérôme Bonaparte perd le contrôle du blocus sur les rives de la mer du Nord. La nature même des choses était contre les nouvelles dynasties, comme elle l'avait été contre les anciennes.

Après les insurrections nationales et les récriminations familiales, vint la trahison des ministres de Napoléon. Talleyrand trahit ses desseins à Metternich et subit le renvoi. Joseph Fouché, correspondant avec l'Autriche en 1809 et 1810, s'entendit avec Louis et aussi avec la Grande-Bretagne, tandis que Bourrienne était convaincu de spéculation. Par suite de l'esprit de conquête qu'avait suscité Napoléon, nombre de ses maréchaux et officiers, ayant goûté à la victoire, rêvaient de puissance souveraine : Bernadotte, qui l'avait aidé au Consulat, joua Napoléon faux pour remporter la couronne de Suède. Soult, comme Murat, convoitait le trône d'Espagne après celui du Portugal, anticipant ainsi la trahison de 1812.

Le pays lui-même, quoique flatté par les conquêtes, était las de l'abnégation. L'impopularité de la conscription a progressivement tourné de nombreux sujets de Napoléon contre lui. Au milieu d'un profond silence de la presse et des assemblées, une protestation s'éleva contre le pouvoir impérial par le monde littéraire, contre le souverain excommunié par le catholicisme, et contre l'auteur du blocus continental par la bourgeoisie mécontente, ruinée par la crise de 1811. Même alors qu'il perdait ses principes militaires, Napoléon maintint son don pour l'éclat. Sa campagne de six jours, qui a eu lieu à la toute fin de la guerre de la sixième coalition, est souvent considérée comme sa plus grande démonstration de leadership et de prouesses militaires. Mais à ce moment-là, c'était la fin (ou "l'arrivée"), et c'était au cours des années précédentes lorsque les nations d'Europe ont conspiré contre la France. Alors que Napoléon et ses possessions ralentissaient et empiraient, le reste de l'Europe accepta de venger les événements révolutionnaires de 1792.

Napoléon avait à peine réussi à réprimer la révolte en Allemagne que l'empereur de Russie lui-même a dirigé une insurrection européenne contre Napoléon. Pour y mettre fin, pour s'assurer son propre accès à la Méditerranée et exclure son principal rival, Napoléon envahit la Russie en 1812. Malgré son avance victorieuse, la prise de Smolensk, la victoire sur la Moskova et l'entrée dans Moscou, il a été vaincu par le pays et le climat, et par le refus d'Alexandre de conclure des accords. Après quoi vint la terrible retraite dans le rude hiver russe, alors que toute l'Europe se retournait contre lui. Repoussé, comme il l'avait été en Espagne, de bastion en bastion, après l'action de la Bérézina, Napoléon dut se replier sur les frontières de 1809, puis — ayant refusé la paix que lui offrait l'Autriche au congrès de Prague (4 juin – 10 août 1813), de peur de perdre l'Italie, où chacune de ses victoires avait marqué une étape dans l'accomplissement de son rêve - sur celles de 1805, malgré les victoires de Lützen et Bautzen, et sur celles de 1802 après sa défaite désastreuse à Leipzig, lorsque Bernadotte - maintenant prince héritier de Suède - s'est retourné contre lui, le général Moreau a également rejoint les Alliés, et les nations alliées de longue date, comme la Saxe et la Bavière, l'ont également abandonné.

Après sa retraite de Russie, Napoléon a continué à se retirer, cette fois d'Allemagne. Après la perte de l'Espagne reconquise par une armée alliée menée par Wellington, le soulèvement aux Pays-Bas préalable à l'invasion et le manifeste de Francfort (1er décembre 1813) [17] qui la proclame, il est contraint de se replier sur les frontières de 1795 et a ensuite été repoussé plus loin sur ceux de 1792, malgré la campagne énergique de 1814 contre les envahisseurs. Paris capitule le 30 mars 1814 et le Delenda Carthago, prononcé contre l'Angleterre, on parlait de Napoléon. L'Empire tombe brièvement avec l'abdication de Napoléon à Fontainebleau le 11 avril 1814.

Après moins d'un an d'exil sur l'île d'Elbe, Napoléon s'enfuit en France avec mille hommes et quatre canons. Le roi Louis XVIII envoya le maréchal Ney l'arrêter. En rencontrant l'armée de Ney, Napoléon mit pied à terre et se dirigea vers le champ de tir en disant : « Si l'un de vous souhaite tuer son empereur, me voici ! Mais au lieu de tirer, les soldats sont allés rejoindre Napoléon en criant « Vive l'Empereur ! Napoléon reprit temporairement le trône en 1815, faisant revivre l'Empire dans les « Cent-Jours ». Cependant, il a été vaincu par la septième coalition à la bataille de Waterloo. Il se rendit aux Britanniques et fut exilé à Sainte-Hélène, une île isolée de l'Atlantique Sud, où il resta jusqu'à sa mort en 1821. Après les Cent-Jours, la monarchie des Bourbons fut restaurée, Louis XVIII retrouvant le trône de France, tandis que le reste des conquêtes de Napoléon fut disposé au congrès de Vienne.


Chronologie : Consulat/1er Empire français

Le Consulat et l'Empire sont deux périodes clés de l'histoire de France et de l'Europe. Ici, vous pouvez lire sur les premières années de Napoléon, son arrivée au pouvoir et d'autres événements au cours de son règne. Certaines de ces dates sont exprimées selon le système du calendrier républicain. Cliquez ici pour en savoir plus sur le calendrier républicain.

1769 – LA NAISSANCE DE NAPOLEON BONAPARTE

Au 15 août 1769, Napoléon Bonaparte est né à Ajaccio, en Corse. Les Bonaparte étaient une famille noble qui possédait des terres, des vignes et une maison confortable, mais ils n'étaient pas toujours aisés. Le père de Bonaparte n'a cessé d'essayer de consolider la richesse et le statut social de sa famille. Dans 1771, il réussit à faire reconnaître par la France les nobles origines toscanes de sa famille, ce qui permet non seulement à ses fils de bénéficier de bourses d'études accordées par le roi, mais aussi de fréquenter les écoles réservées à la noblesse. Les premières années de Napoléon à l'école d'Autun puis à l'école militaire de Brienne sont difficiles : son accent corse et son caractère solitaire le font souvent remarquer pour des taquineries et des blagues. Il intègre ensuite l'école militaire de Paris où il obtient son diplôme d'officier le 28 octobre 1785. Son premier régiment était stationné à Valence, dans le sud de la France.

Le saviez-vous? La Corse était une dépendance de la République génoise jusqu'à 1768, lorsqu'elle passa sous contrôle français.

Illustration: Léonard-Alexis Daligé de Fontenay, La maison natale de Napoléon Ier à Ajaccio © RMN-Grand Palais (Musée des Châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Jean Schormans

1789 – NAPOLÉON ET LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

De 1787, Bonaparte alterne Paris et Corse. A Ajaccio, il participe à la vie politique, soutenant l'unification de la Corse à la France. Cela le met en conflit avec Pascal Paoli, qui prône l'indépendance de la Corse et qui est soutenu par les Anglais.

La Révolution française en 1789 opposent les défenseurs de la monarchie, l'aristocratie privilégiée et les ecclésiastiques de haut rang aux partisans d'une société plus égalitaire, dits républicains. L'insurrection s'est cristallisée avec l'abolition des privilèges sur 4 août 1789. Bonaparte n'avait que 19 ans. L'assemblée législative révolutionnaire, qui devait transformer la monarchie absolue en monarchie constitutionnelle, céda la place à la Convention en 1792, qui institua la Première République française. Le nouveau régime a essayé de trouver un équilibre entre les modérés (Girondins) et la faction plus radicale (Montagnards).

Après l'exécution du roi en 1793, la vie politique a été irrémédiablement et radicalement changée. Le régime dit de la « Terreur » a été imposé par les Montagnards. La même année, 1793, en raison de leur allégeance à la Convention et de leur opposition à l'indépendance de la Corse, les Bonaparte sont contraints de quitter l'île et de se réfugier à Toulon, sur la côte sud de la France. Alors que la Terreur se terminait le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), une nouvelle constitution a été élaborée pour un an, aboutissant à la Convention de 5 Fructidor an III (22 août 1795). A Paris, Napoléon participe à l'écrasement de l'insurrection royaliste contre la Convention (13 Vendémiaire an IV (5 octobre 1795), ce qui lui a valu d'être nommé général de division le 16 octobre 1795.

Le saviez-vous? Au 10 août 1792, Napoléon assiste à la prise du palais des Tuileries, au cours de laquelle le palais est saccagé et pillé, la garde royale massacrée et la famille royale contrainte de se réfugier à l'Assemblée. Profondément influencé par cette expérience dramatique, Napoléon concentrera plus tard toute son attention à éviter le soulèvement populaire à Paris pendant son règne.

Illustration : Raffet, « 13 vendémiaire, Saint Roch 1795 » (détail), Musée National du Château de Malmaison © RMN

1796 – LA PREMIÈRE CAMPAGNE ITALIENNE

Au 2 mars 1796, le Directoire nomme Napoléon Commandant en chef de l'Armée d'Italie et l'envoie avec ordre de contrer l'influence autrichienne sur le territoire italien. La Convention a ainsi voulu aider les jeunes républiques dites « sœurs de la Révolution » à s'affranchir des monarchies d'Ancien Régime et à diffuser des idéaux révolutionnaires. Ce plan visait également à obliger les puissances européennes ennemies de la République, réunies en coalition, à lâcher le front qu'elles avaient ouvert en France en 1792.

Le jeune général a pu mettre en pratique la stratégie militaire qu'il avait développée au cours de sa lecture : viser le point faible de l'ennemi, se déplacer rapidement, et attaquer avec surprise pour obtenir un avantage psychologique. avril et mai 1796 ont été marqués par une série de victoires, mais dans le l'été, les Autrichiens ont pris l'avantage. Au 15 novembre, Napoléon lance une attaque près de Rivoli, et après trois jours de combats, remporte la victoire. Les Autrichiens signèrent le traité de Campoformio le 17 octobre 1797. Sept victoires en sept mois contre une armée beaucoup plus nombreuse démontrèrent que le général Bonaparte était un grand stratège. Il se consacre également à l'installation de nouvelles républiques « sœurs » en Italie (la République cisalpine et la République ligure).

Le saviez-vous? C'est au cours de cette première campagne que Napoléon commence à créer l'image de son invincibilité et de sa divine providence. Il a fondé deux journaux, Le Courrier de l'armée d'Italie et La France vue de l'armée d'Italie, destiné à maintenir le moral de l'armée et à informer le public français des victoires de leur général en chef. « Bonaparte vole comme la foudre et frappe comme le tonnerre. Il est partout et voit tout. Il est envoyé par la Grande Nation. C'était une campagne publicitaire avant l'heure !

Portrait: Gros, « Le général Bonaparte sur le pont d'Arcole, 17 novembre 1796 », © Château de Versailles Dist. RMN-Grand Palais / Christophe Fouin

1798 L'EXPÉDITION ÉGYPTIENNE

Dans 1798, le Directoire envoya Napoléon en Égypte pour combattre l'influence commerciale croissante de l'Angleterre dans la région. Garder l'expédition secrète le plus longtemps possible était crucial pour ralentir une éventuelle contre-attaque de la marine anglaise, commandée par l'amiral Nelson, Napoléon fit partir ses navires de différents ports. Atterrissage à Alexandrie le 1er juillet, Napoléon et ses troupes sont confrontés à un climat très chaud et à un terrain inhabitable, doté de très peu de ressources. Néanmoins, l'armée française défia et renversa l'armée des Mamelouks, (guerriers réputés, enlevés dans leur jeunesse en pays musulmans et rattachés à un sultan ou calife, dont le chef, sur ordre de Mourad Bey, avait pris le pouvoir avec Ibrahim Bey en Egypte ), à la bataille des pyramides près du Caire le 21 juillet. L'implantation française au Caire provoqua un soulèvement des indigènes qui fut durement réprimé. Dans le même temps, la flotte française gisait dans la baie d'Abukir, se croyant sûre et protégée. Mais sur 1er août, l'amiral Nelson empêche la flotte française de s'échapper et bombarde les navires. Ce fut un désastre pour la flotte française : 1700 marins furent tués et presque tous les navires furent coulés. De plus, la conquête syrienne, lancée en janvier 1799, fini dans la défaite. Malgré la victoire terrestre à Abukir le 25 juillet 1799, Napoléon décide de rentrer en France et revient à Paris le 16 octobre. Le départ des Français le 30 août 1801 la domination anglaise confirmée dans la région.

Le saviez-vous? La campagne militaire fut aussi l'occasion d'une expédition scientifique. Napoléon était accompagné de 160 savants, géologues, botanistes, chimistes et médecins. En plus d'offrir un soutien logistique et un traitement aux soldats, les scientifiques ont également réalisé des dessins détaillés des temples, des pyramides et des villes actuelles, étudié les coutumes sociales arabo-islamiques et découvert la flore et la faune d'Égypte. Toutes ces découvertes sont décrites en détail dans une magnifique publication en dix volumes intitulée La Description de l'Egypte (« Description de l'Égypte »).

Illustration: Gros, « Napoléon Bonaparte haranguant l'armée avant la bataille des Pyramides le 21 juillet 1798 ». Musée du Château de Versailles © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Daniel Arnaudet / Jean Schormans

LE COUP D'ETAT DU 18 BRUMAIRE AN VIII

Dans 1799 le Directoire était un gouvernement déclinant, corrompu et haï des Français. Certains directeurs sollicitèrent le retour d'Egypte de Bonaparte, qui accepta de les aider à renverser le gouvernement. Au 18 brumaire (9 novembre), les deux assemblées législatives ont été déplacées au château de Saint Cloud sous prétexte qu'elles avaient besoin de se protéger d'un éventuel complot. Bonaparte est chargé de la protection des « députés ». Il prononça un discours confus devant les assemblées ce qui causa des troubles dans les rangs, et Bonaparte fut chahuté par les hommes présents. L'ordre est rétabli grâce à l'intervention du général Murat et de ses troupes. Le lendemain matin, la constitution d'un nouveau gouvernement provisoire fut adoptée. Révélant ses ambitions politiques, Bonaparte s'impose comme candidat au poste de Premier Consul. Sous la nouvelle constitution de l'an VIII signé le 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799), il pouvait nommer non seulement les membres du Conseil d'État qui rédigeaient les lois, mais aussi les ministres, les ambassadeurs, les officiers de l'armée et les juges. Le « Tribunat » et le « Corps législatif » étaient chargés de voter les lois et le « Sénat » était le « gardien » de la constitution.

Le Consulat (1799-1804) supervise la modernisation de la France : la Banque de France est créée et la monnaie stabilisée, la France subit une organisation administrative (création de « départements » et de « préfets »), le « Code civil » est rédigé, la « Légion d'honneur » a été institué, et des canaux, routes et tunnels ont été construits sur tout le territoire français. Ces nouvelles institutions créées pendant le Consulat qui survivent à ce jour étaient connues sous le nom de « Masses de granit ». En savoir plus.

Le saviez-vous? L'installation de Bonaparte en tant que Premier Consul a suscité une opposition à la fois républicaine et monarchiste et qu'un certain nombre de complots menaceraient la stabilité du régime. Le 24 décembre 1800, alors qu'il se rendait à l'Opéra de Paris, Napoléon a survécu à un attentat à la bombe rue Saint-Nicaise. Illustration : Bouchot, « Le Dix Huit Brumaire, 10 novembre 1799. Bonaparte au conseil des Cinq-Cents à Saint-Cloud », Château de Versailles © RMN-Grand Palais (Château de Versailles)

1800 – ITALIE DEUXIÈME PARTIE : LA PAIX EN EUROPE

L'Autriche et l'Angleterre n'étaient pas prêtes à accepter l'émergence dans la politique européenne d'une France républicaine dirigée par un ambitieux Premier Consul Bonaparte. Le général Moreau est envoyé combattre la présence autrichienne en Allemagne, tandis que Bonaparte cherche à répéter ses précédents exploits de la première campagne d'Italie. Au 14 juin 1800, il bat de justesse les Autrichiens à Marengo, victoire qui aboutit à la signature de la paix de Lunéville en février 1801. Après de nombreux échanges diplomatiques, l'Angleterre signe le traité de paix d'Amiens en 1802. L'Europe est entrée dans une période de paix relative…

Le saviez-vous? Afin de surprendre l'ennemi, Napoléon et toute son armée, canons, munitions et chevaux compris, traversent les Alpes. Au mois de mai, il y avait de fortes chutes de neige et les Autrichiens, qui n'en revenaient pas, furent complètement pris par surprise.

Illustration: Thévenin, « La traversée du Col du Grand St Bernard, 20 mai 1800. Château de Versailles © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot

1801 – LE CONCORDAT, LA PAIX RELIGIEUSE

Cherchant à faire table rase d'une société inégalitaire, monarchiste et catholique, la Révolution française avait supprimé le catholicisme et aboli le clergé. La création d'un culte laïc, impopulaire et mal soutenu par la population, avait gravement bouleversé la société française et n'avait réussi qu'à dresser les citoyens français les uns contre les autres. Soucieux de la paix civique, Bonaparte entra en discussion avec le Saint-Siège (le gouvernement central de l'Église catholique), aboutissant à la signature du Concordat le 15 juillet 1801. Le catholicisme est reconnu comme la « religion de la majorité française » et les lieux de culte sont rouverts. Néanmoins, Bonaparte renforça son contrôle sur l'Église en obtenant le pouvoir de nommer des évêques et l'introduction d'un serment de fidélité au gouvernement que le clergé devait prêter.

Le saviez-vous? Les « Articles organiques » ont été annexés au Concordat après ratification par l'Église catholique. Ces « articles », qui n'ont jamais été approuvés par le Pape, ont permis à Bonaparte de renforcer sa domination politique sur l'autorité spirituelle détenue par l'Église depuis le Moyen Âge.

Illustration: Baron Gérard, « La signature du Concordat entre la France et le Saint-Siège, 15 juillet 1801 », Musée National du Château de Versailles © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot

1802 – L'ORDRE DE LA LÉGION D'HONNEUR

Quelques jours après avoir été élu « Consul à vie » par le Sénat le 12 mai 1802, Napoléon a fondé l'ordre de la « Légion d'honneur » le 19 mai 1802. Après le bouleversement de la Révolution, cette décoration entendait rassembler les citoyens français autour de valeurs et de talents tels que le courage, l'ingéniosité civique et l'art. Ce n'était pas une récompense militaire. Les civils, les industriels, les scientifiques et les artistes, hommes et femmes, pouvaient tous recevoir cet honneur. Outre la médaille et un titre (« Grand Officier », « Commandants », « Officier », « Légionnaire »), le récipiendaire recevait également une allocation régulière à vie. Le légionnaire devait prêter serment de fidélité à la République et à son gouvernement (et plus tard à l'Empire et à l'Empereur).

Une aide peut également être accordée aux membres nécessiteux et, soucieux de l'éducation des jeunes filles, Bonaparte met en place des centres éducatifs pour les filles et petites-filles de titulaires. La Légion d'honneur a été décernée pour la première fois le 15 juillet 1802 lors d'une cérémonie grandiose et impressionnante tenue en l'église Saint-Louis des Invalides.

Le saviez-vous? La Légion d'honneur fait partie des masses de granit, nom donné par Napoléon à ce qu'il considérait comme ses lois les plus importantes qui réorganisèrent la France pendant le Consulat.

Illustration: Debret, « Première distribution de la Croix de la Légion d'Honneur dans l'église des Invalides », Château de Versailles © RMN-Grand Palais (Château de Versailles)

1803 –LE MUSÉE NAPOLÉON

Dans 1792, le Muséum Central des Arts est créé, situé au Palais du Louvre. L'objectif était de réunir les œuvres des plus grands peintres et sculpteurs, permettant au grand public de les admirer et aux artistes de s'en inspirer. Dans 1802, Napoléon nomma à la tête du musée Vivant Denon, un homme aux talents artistiques prodigieux qui avait également accompagné Napoléon dans son expédition d'Egypte. Denon était en charge des acquisitions et des commandes officielles non seulement pour le Musée Napoléon (comme il fut rebaptisé en 1803) mais aussi pour les quinze nouveaux musées de province, créés à Lyon, Bordeaux et Marseille et dans d'autres villes. Par la richesse de ses collections, le musée devait refléter la puissance de l'État français. Tout au long de son règne, Napoléon a continué à réorganiser le Palais du Louvre, il a également chargé des artistes contemporains de peindre son portrait célébrant son pouvoir politique, ainsi que des œuvres représentant (sous le meilleur jour, bien sûr) les événements et les grands succès de son règne, y compris les couronnements, les mariages impériaux, les signatures de traités et les victoires militaires. Tous les deux ans, le « Salon » des artistes vivants exposerait publiquement ses œuvres dont certaines finiraient par être accrochées dans les palais impériaux ou devenir des cadeaux diplomatiques.

Le saviez-vous? Pendant les guerres révolutionnaires et napoléoniennes, le gouvernement français a enrichi ses collections en retirant de nombreuses œuvres d'art des musées de ses ennemis vaincus ? Après la chute de l'Empire, un grand nombre de ces œuvres ont été restituées à leurs foyers d'origine.

Illustration: Couder, « Napoléon Ier visitant l'escalier du Louvre guidé par les architectes Percier et Fontaine », Musée du Louvre © RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) / Thierry Ollivier

1804 – UNE ANNÉE DE CONTRASTES

Après l'échec d'un complot royaliste en mars 1804, Napoléon soupçonnait le duc d'en être l'instigateur. Après de multiples attentats contre sa vie, Napoléon a voulu mettre un terme à ces complots d'assassinat ainsi que se prémunir contre un éventuel retour de la monarchie des Bourbons. Le duc a été arrêté et, après un procès rapide, exécuté le 21 mars. Sa mort a suscité des cris de protestation dans toutes les cours royales d'Europe.

Près d'un mois plus tard, une nouvelle constitution est créée : le Premier Empire est proclamé par le sénatus-consulte (vote du Sénat par la loi) de 28 floréal an XII (18 mai 1804). Ce sénatus-consulte a été approuvé le 6 novembre plus tard la même année.

Au 2 décembre 1804, Napoléon est couronné Empereur des Français. Plus de 12.000 personnes étaient présentes à la cérémonie qui a duré plus de quatre heures dans la glaciale cathédrale Notre-Dame. Le Pape a également fait un voyage spécial depuis Rome pour la cérémonie. Cependant, en plaçant lui-même la couronne sur sa tête et en couronnant sa propre épouse Joséphine, Napoléon réussit à réduire le Pape à une simple bénédiction de la cérémonie, réaffirmant ainsi son pouvoir face à l'Église catholique. Napoléon a planifié chaque détail de la cérémonie qui visait à le mettre sur un pied d'égalité avec les autres monarques européens. Pourtant, quelques mois plus tôt, le filleul de Louis XVI, le duc d'Enghien, avait été exécuté sur ordre de Napoléon.

Illustration: David, « Le sacre de l'empereur Napoléon Ier et de l'impératrice Joséphine à Notre Dame de Paris, 2 décembre 1804 », Musée National du Château de Versailles © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski

1805 – VICTOIRE À AUSTERLITZ

Dans 1805, l'Angleterre a organisé une nouvelle coalition contre la France, qui comprenait l'Autriche, la Prusse et la Russie. La Grande Armée (l'armée impériale française) a remporté une série de victoires, dont la victoire de Ney à Elchingen le 14 octobre et la victoire de Napoléon à Ulm le 20 octobre. Les troupes françaises entrent à Vienne le 14 novembre, et sur 2 décembre, un an après son sacre à Paris, Napoléon écrase les troupes russes et autrichiennes à la bataille d'Austerlitz. Les Autrichiens ont signé le traité de paix à Presbourg le 26 décembre. La guerre dura deux ans : la double victoire française à Iéna et Auerstadt le 14 octobre 1806 contre les Prussiens suivi d'une victoire sur la Russie à Friedland le 14 juin 1807 a confirmé la domination de Napoléon en Europe. Au 8 juillet 1807, la Russie et la Prusse ont été forcées de signer le traité de paix à Tilsit, et Napoléon a créé le duché de Varsovie à partir du territoire polonais pris à la Prusse.

Illustration: Gérard, « Bataille d'Austerlitz, 2 décembre 1805 », Musée National du Château de Versailles © RMN-Grand Palais (Château de Versailles)

1806 – VERS LE GRAND EMPIRE

Dans 1806, Napoléon paraissait invincible. Empereur des Français depuis 1804, il devint également roi d'Italie en 1805, Protecteur de la Confédération allemande en 1806 Médiateur de la Confédération helvète depuis 1803. Peu à peu, il installa des membres de sa famille sur les trônes européens : son beau-fils Eugène de Beauharnais fut nommé vice-roi d'Italie en 1805, ses frères Louis et Joseph devinrent rois respectivement en Hollande et à Naples en 1806, et plus tard, dans 1807, Jérôme fut nommé en Westphalie. Dans 1808, son beau-frère Murat a également été installé comme roi de Naples.

Cependant, l'ennemi principal était toujours l'Angleterre, qui contrôlait les mers et le commerce mondial. Le développement des industries anglaises, notamment textiles, reposait sur l'exportation des matières premières des colonies de l'Inde et des Caraïbes. Réalisant qu'il ne pouvait pas lancer une attaque directe contre la marine anglaise (les Français ont subi une cuisante défaite à Trafalgar en 1805), Napoléon décide d'affaiblir l'économie anglaise en imposant un blocus continental en 1806. Un décret oblige tous les ports français et alliés (dont la Hollande et l'Espagne) à refuser l'entrée aux navires britanniques. Cependant, certains des alliés étaient réticents à appliquer le blocus avec une réelle conviction de peur que leur propre commerce n'en pâtisse et la contrebande a augmenté. En plus de cela, Napoléon a été contraint de mobiliser beaucoup d'hommes pour superviser le blocus, dont beaucoup provenaient des contingents de l'armée.

Illustration: James Gillray, Diviser le monde © RMN. Caricature montrant Napoléon (à droite) et le Premier ministre britannique William Pitt (à gauche) en 1805 se servant avidement une grande partie du monde.

1808 – LA CAMPAGNE D'ESPAGNOL

Traditionnellement, l'Espagne avait été un allié de la France, jouant un rôle important dans le blocus continental du commerce anglais. Cependant, dans avril 1808, l'inquiétude de Napoléon face aux conflits dynastiques entre le roi d'Espagne Charles IV et son fils Ferdinand l'amène à installer son propre frère Joseph Bonaparte sur le trône d'Espagne. Le nouveau roi a été mal reçu par le peuple de Madrid et il y a eu un soulèvement sur 2 mai. La réponse répressive de la France 3 mai a alimenté l'opposition dans le pays, qui était soutenue par un allié de poids, l'Angleterre. Napoléon a remporté la victoire à Somosierra le 30 novembre et Madrid capitula sur 4 décembre, mais il fut bientôt obligé de rentrer à Paris en raison de la menace autrichienne. Le conflit, véritable guerre d'indépendance pour les Espagnols, a également contribué à l'affaiblissement de l'armée napoléonienne et a servi à démontrer à l'ensemble de l'Europe qu'elle n'était plus invincible. Malgré plusieurs victoires, les troupes françaises, épuisées par une guérilla opiniâtre, sont défaites à Vitoria le 21 juin 1813 et peu de temps après, Joseph fut contraint de céder le trône au roi Ferdinand VII.

Illustration: Goya, Dos de Mayo 1808, Madrid (le 2 mai) © Museo Nacional del Prado, Dist. RMN-GP

1809 – UNE DIFFICILE CAMPAGNE AUTRICHE

Dans avril 1809, L'Autriche cherchait à se venger. Ainsi commença la campagne la plus durement gagnée de la carrière de Napoléon, une campagne marquée par ses victoires (Eckmühl sur 22 avril, Ratisbonne le 23 avril et Wagram sur 6 juillet) mais aussi pour ses défaites (la bataille d'Essling sur 20-21 mai par exemple). La victoire de Wagram le 6 juillet a imposé la paix aux Autrichiens, qui a été signée à Vienne le 14 octobre. En plus de perdre la Galicie au profit du duché de Varsovie, l'Autriche a été contrainte de céder à la France tous ses territoires adriatiques. Au 12 octobre Napoléon, qui était à Vienne pour la signature du traité de paix, a survécu à une autre tentative d'assassinat. Alors qu'il observe un défilé militaire au château de Schönbrunn, Napoléon est approché par un jeune homme qui met la main à son manteau, prêt à brandir un poignard. Un officier l'arrêta à temps et Napoléon ne se rendit même pas compte de ce qui s'était passé. Fils d'un pasteur allemand, Frédéric Staps avait décidé d'éliminer le « tyran » Napoléon. La défaite autrichienne a mis fin à tout espoir de libération de la domination française que les États allemands avaient. Staps a d'abord été condamné à mort, mais pour éviter tout soulèvement populaire patriotique, Napoléon l'a fait déclarer fou, il a cependant été exécuté par la suite.

Illustration: Vernet, « Napoléon Ier à la bataille de Wagram, 6 juillet 1809, Musée National du Château de Versailles © RMN-Grand Palais (Château de Versailles)

1810 – UN NOUVEL ESPOIR

Dans décembre 1809, Napoléon Ier divorça de l'impératrice Joséphine qui, malgré deux enfants de son premier mariage (Eugène et Hortense de Beauharnais), n'avait pas réussi à lui donner un fils qui consoliderait le régime impérial et perpétuerait la nouvelle dynastie régnante, les Bonaparte. Dans 1810, Napoléon engagea le tsar Alexandre Ier sur la possibilité d'épouser l'une des sœurs du monarque russe. Quand Alexandre a refusé, Napoléon s'est tourné vers son «allié» forcé, l'Autriche. Au 1er avril, il épousa la jeune archiduchesse Marie-Louise Habsbourg, fille de l'empereur François Ier. Un an plus tard, le 20 mars 1811, la nouvelle impératrice a donné naissance à un fils nommé Napoléon d'après son père et a reçu le titre de "Roi de Rome" (Roi de Rome). En savoir plus sur le Roi de Rome.

Le saviez-vous? Marie-Louise était la petite-nièce de la reine Marie-Antoinette (1755-1793). Ironiquement, cela fit de Napoléon le petit-neveu, par alliance, de Louis XVI.

Illustration: Georges Rouget, Le Mariage religieux de Napoléon et Marie-Louise, le 2 avril 1810 au Salon Carré du Louvre, © RMN-Grand Palais (Château de Versailles)

1812 – LA CATASTROPHE RUSSE

La paix à Tilsit en 1807 n'a pas empêché longtemps l'antagonisme franco-russe. Alexandre Ier ne pouvait accepter la création du duché de Varsovie et s'impatientait de la guerre avec l'Empire ottoman et de sa division. Prenant l'annexion française du duché allemand d'Oldenbourg comme prétexte, il déclara la guerre à 8 avril 1812. En juin, Napoléon envahit la Russie avec une force de 480 000 hommes, gardant en réserve 120 000 autres soldats. La tactique russe consistait à refuser la bataille, à perturber les forces françaises et à les forcer à se disperser et à se disperser.

Les Français ont facilement pris Vilnius puis Smolensk mais sur 7 septembre, ni Napoléon ni Koutousov ne sortirent vainqueurs de la bataille de Borodino, aux portes de Moscou. Une semaine plus tard, les Français entrèrent dans une ville bientôt consumée par les flammes que les Russes l'avaient sacrifiée afin de détruire tout ravitaillement ou munitions dont les Français auraient pu profiter.

Napoléon commença ainsi sa retraite le 18 octobre. L'armée a éprouvé de grandes difficultés à traverser la Bérézina gonflée (une rivière en Biélorussie) 28-29 novembre, et Napoléon, averti d'un possible coup d'État à Paris, est contraint d'aller de l'avant. Il a laissé Ney et Murat en charge des troupes restantes, mais les conditions météorologiques épouvantables ont fait que seulement 20 000 soldats sont rentrés vivants en France.

Illustrations : François Fournier-Sarlovèze, L'armée française franchissant la Bérésina, le 28 novembre 1812 © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais Pascal Segrette

1813 – LA BATAILLE DE LEIPZIG

Dans 1813, alors que la Grande Armée épuisée revenait de Russie en France, une coalition russo-prussienne se forma. Malgré deux victoires à Lützen le 2 mai et à Bautzen le 20 mai, Napoléon a été vaincu le 16 et 19 octobre à la bataille de Leipzig (connue sous le nom de "Bataille des Nations" en raison du nombre de nationalités impliquées - Français, alliés aux Polonais, Napolitains, Saxons (le royaume de Saxe a changé de camp) contre les Russes, les Autrichiens, les Prussiens et Les Suédois ainsi que le nombre de soldats présents – près de 200 000 hommes du côté français, et plus de 300 000 du côté de la coalition). En apprenant la nouvelle de cette défaite, la Belgique et la Hollande se rebellent tandis que l'Autriche, avec l'appui de Murat, commence à se réinstaller en Italie. Et avec l'Espagne perdue, la France était tout ce qui restait pour Napoléon.

Illustration: d'après Johann Adam Klein, Bataille de Leipzig, 16, 18 et 19 octobre 1813 © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais

1814 – LA CAMPAGNE DE FRANCE

Après la défaite de Leipzig, les forces anglaises envahissent le sud de la France tandis que les Prussiens, les Autrichiens et les Russes menacent Paris. Au 24 janvier 1814, Napoléon confie la régence à l'impératrice Marie-Louise et prend en charge une armée de 60 000 jeunes soldats. Malgré les victoires françaises à Brienne (29 janvier), Champaubert (10 février) et Montmirail (11 février) face à des forces ennemies beaucoup plus importantes, Napoléon ne put empêcher la coalition d'invasion d'entrer dans Paris le 31 mars 1814. Lorsqu'il apprend la capitulation de la capitale, il fait demi-tour et se dirige vers le château de Fontainebleau, la résidence impériale la plus proche.

Au 2 avril, le Sénat vota en faveur de la destitution de l'Empereur, et à Fontainebleau Napoléon abdique en faveur de son fils Napoléon II. Mais 6 avril, l'abdication était inconditionnelle. Il est exilé à l'île d'Elbe et Louis XVIII est rétabli sur le trône des Bourbons.

Illustration: Delaroche, Napoléon Ier à Fontainebleau, 31 mars 1814 © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais

1815 – UNE ANNÉE PAS COMME LES AUTRES

Au 1er mars 1815, Napoléon débarque à Golfe Juan, traverse les Alpes et arrive à Grenoble où l'attend une armée commandée par Ney. Au 20 mars, Napoléon reprend possession du Palais des Tuileries, abandonné la veille par Louis XVIII, réfugié en Belgique. Napoléon décide de devancer les forces alliées et envahit la Belgique avec une force de 130 000 soldats.

Après avoir vaincu les troupes prussiennes de Blücher à Ligny le 16 juin, il se prépare à la bataille décisive de Waterloo, au sud de Bruxelles. Cependant, une combinaison des bévues de Ney et de Soult, l'échec de Grouchy à contenir Blücher et à l'empêcher de rejoindre Wellington, et la ferme résistance anglaise et prussienne ont entraîné la défaite de Napoléon le 18 juin. Refusant de prolonger une campagne de résistance, conseillé par nombre de ses proches, Napoléon capitule sur 22 juin.

Le saviez-vous? Durant les premiers mois du règne de Louis XVIII, la violette devient l'emblème de ralliement des bonapartistes. Cette fleur printanière discrète était considérée comme un symbole de loyauté envers Napoléon et indiquait l'espoir qu'un Bonaparte reviendrait sur le trône.

Illustrations : après Charles de Steuben, Le retour d'Elbe © RMN-Grand Palais (Musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Jean Schormans

1821 – LA MORT DE NAPOLÉON À ST HELENA

Au 22 juin 1815, quatre jours après la défaite de Waterloo, Napoléon abdique pour la deuxième fois de son règne. Il se dirige d'abord vers l'île d'Aix, d'où il espère mettre le cap sur (éventuellement) les États-Unis. Dans le même temps, les Anglais et les Français s'employaient à empêcher sa fuite. Il s'est finalement rendu aux forces britanniques le 14 juillet il apprit bientôt que ses ravisseurs avaient décidé de l'exiler sur l'île de Sainte-Hélène, une petite île isolée au milieu de l'océan Atlantique Sud. Il est rejoint en exil par certains de ses fidèles partisans : le maréchal Bertrand, le comte de Montholon et leurs épouses le comte de Las Cases et son jeune fils le général Gourgaud et dix serviteurs, dont Marchand et Saint-Denis. Au 17 octobre 1815, après un voyage de plus de deux mois, Napoléon débarque à Sainte-Hélène : accessible uniquement par un petit port entouré de hautes falaises, c'est la parfaite prison naturelle. Dans sa résidence de Longwood, à l'origine une grange, avec des pièces humides et sombres, Napoléon se consacre à dicter ses mémoires. De nombreuses heures ont été passées, non seulement à revivre ses plus grands moments, mais aussi à expliquer les erreurs de son règne. Chaque jour, la santé de Napoléon empirait en raison du mauvais climat, du manque d'intimité et de l'ennui général d'une existence échouée sur une île isolée à plus de 2000 km de toute masse continentale. Les humeurs de Napoléon oscillent entre des accès de dépression, durant lesquels il refuse de quitter Longwood, et des périodes d'activité intense, dont la conception d'un nouveau jardin. Ses derniers mots avant sa mort le 5 mai 1821 étaient de Joséphine et de l'armée.

Illustrations : Jean-Baptiste Mauzaisse, Napoléon Ier sur son lit de mort le 5 mai 1821 © RMN-Grand Palais (Musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Michèle Bellot

1840 – LE RETOUR DES CENDRES

Dix-huit ans après la mort de Napoléon en exil sur l'île de Sainte-Hélène, avec la légende de Napoléon à son apogée, le roi Louis-Philippe a organisé le retour de la dépouille de Napoléon.

Au 15 décembre 1840, une foule nombreuse s'est rassemblée le long du parcours du cortège. Beaucoup n'avaient pas connu la vie sous l'Empire mais leur imagination avait été captivée par les récits de leurs aînés.

La voiture funéraire mesurait onze mètres de haut, tirée par seize chevaux, et ornée de cariatides dorées soutenant un cercueil d'exposition. Le véritable cercueil de Napoléon était caché dans la base de la voiture. Aucun membre de la famille impériale n'a pu assister à la cérémonie car ils étaient toujours bannis. Le corps de Napoléon repose aujourd'hui dans la crypte de l'église du Dôme aux Invalides. 100 ans plus tard, le corps de son fils, décédé en 1832 à Schönbrunn, fut enterré aux côtés de Napoléon.

Le saviez-vous? En France au XIXe siècle, le mot « cendres » (« cendres ») était systématiquement utilisé pour désigner la dépouille mortelle d'une personne même si elle n'avait pas été incinérée.

Illustration : Henri-Félix-Emmanuel Philippoteaux, Le retour de la dépouille de Napoléon Ier, Dorade arrive à Courbevoie, le 14 décembre 1840 © RMN-Grand Palais (Musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Daniel Arnaudet


"L'artillerie française dans la péninsule" Sujet

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Commentaires ou corrections ?

Quelle serait la panne d'une batterie d'artillerie à pied typique (disons, 1809) ? Quelle taille de canons, et qu'en est-il des obusiers ?

Une batterie à pied typique (entreprise) serait composée de six obusiers de 6 ou 8 pdr et de deux obusiers de 6 pouces ou 24 pdr. L'aspiration était d'être uniforme avec les obusiers 6 pdr et 24 pdr, mais un certain nombre d'équipements plus anciens étaient toujours là.

Le système de Gribeauval a donc mis un peu de temps à disparaître ? Ça a du sens. Je suppose que j'aurai certaines de mes batteries avec les canons plus anciens.

j'ai écumé Pour assurer ma dynastie, les Et sans résultat livre de campagne pour Iberia 1808, et la panne des batteries françaises répertoriées pour divers scénarios semblait inclinée vers 8-pdrs sur 6-pdrs. La plupart des troupes initialement envoyées en Espagne étaient des forces de deuxième ligne, ce qui expliquerait pourquoi les armes plus anciennes auraient pu être plus courantes.

Il y avait même une batterie légère de 4 livres répertoriée !

Le corps d'artillerie espagnol était également armé de canons du système Gribeauval (rappelez-vous, ils avaient été un allié français), ils seraient donc assez courants sur le théâtre.

Il y a quelque temps, j'ai soumis une question à TMP sur les résultats de l'armée du Portugal sur ce lien :

Points clés à retenir : l'armée du Portugal semblait avoir été presque entièrement armée de canons Gribeauval de 8 et 4 livres. Pas de 6 ou 12 livres, même si les canons du système An XI étaient largement utilisés ailleurs. J'ai entendu dire que peu de 6 livres sont arrivés en Espagne, et après la campagne initiale, les Français ont apporté quelques 12 livres, parce que les routes étaient si mauvaises.

Je ne sais pas si l'une des autres armées de la péninsule a obtenu 6 livres, cependant.

Mon souvenir était que Gribeauval était la norme dans la péninsule ibérique, avec un XI allant en Allemagne et n'apparaissant dans le sud qu'après Vittoria. La capture du matériel espagnol de Gribeauval l'aurait renforcé. Rééquiper une puissance majeure entière n'est pas une blague et ne se fait pas du jour au lendemain. Et l'Espagne n'a jamais été le théâtre prioritaire de la France napoléonienne.

Voyez des chars dans le sud de l'OTAN contre le Centre de l'OTAN pendant la guerre froide - ou des Napoléons de 12 livres dans l'armée du Tennessee par opposition à l'ANV. Chaque fois qu'un historien vous donne la date à laquelle l'armée a été équipée de l'arme X, soyez assuré qu'il y avait un pauvre grognement dans un théâtre de remous utilisant toujours l'arme V - sinon l'arme U.

De plus, des réponses à cela sont apparues dans les liens fournis dans le fil 'Redux' .. allez pêcher, ça ne pourrait pas être plus facile&hellip

>>forces de deuxième ligne, ce qui expliquerait pourquoi les armes plus anciennes auraient pu être plus courantes.

Non, ce n'est pas le cas en fait.
Les canons étaient organisés, les artilleurs étaient alloués (ou vice-versa) et l'accumulation au coup par coup d'infanterie en grande partie constituée de cadres et de conscrits lus, ainsi que la main-d'œuvre « retenue » en France, ont été créées avec le moins d'effet possible sur le « » l'armée principale en Allemagne et en Italie, ou leurs troupes de remplacement respectives.

Je dirais que Bailen 1808 pesait lourdement sur l'esprit et qu'un autre désastre de ce type avec un corps homogène était à éviter, alors que les nuages ​​de 1809 s'accumulaient.

Le Système AN ​​XI n'a jamais été entièrement mis en œuvre et n'a donc fait qu'augmenter le Système Gribeauval au lieu de le remplacer.

Les seules pièces de campagne qui ont été produites en nombre étaient le canon long de 6 livres et l'obusier de 5,5 pouces (ou 24 livres).

Les affûts Gribeauval étaient mieux conçus que ceux du Système AN ​​XI et des affûts Gribeauval modifiés, utilisés pour le 6 livres par exemple ont été utilisés.

Les pièces de campagne de Gribeauval étaient encore utilisées en Allemagne par le commandement de Davout en 1809 (voir Saski, volume I) tandis que les pièces de campagne AN XI étaient utilisées pour équiper les nouveaux corps II et IV formés pour cette campagne.

Les avant-trains et caissons Gribeaval étaient encore utilisés par l'artillerie française à cette époque.

Le système Gribeauval a finalement été supprimé/remplacé lorsque le nouveau système d'artillerie de Valee a été introduit en 1827.

L'armée espagnole avait adopté le système Gribeauval quelque temps après son introduction en France, et ils utilisaient toujours les pièces de campagne et les véhicules auxiliaires pour combattre les Français après 1807.

Il y a d'excellentes informations sur l'artillerie espagnole de l'époque dans Ospreys de René Chartrand sur l'armée espagnole de l'époque.

Si vous vous souvenez bien, lorsque l'artillerie du contingent de Baden est arrivée à la frontière espagnole, leurs 6pdrs ont été remplacés par des 4pdrs. Je me demande si cela a été fait pour simplifier les munitions. la fourniture.

J'ai lu un rapport / passage d'un livre dans les années 1980 qui déclarait qu'aucune batterie française n'avait été conçue pour échanger des canons de plus gros calibre contre des canons plus légers avant leur entrée en Espagne.

Cela aurait très bien pu être si les munitions françaises de 6 livres n'étaient pas adaptées aux pièces de campagne de Baden.

J'ai vu des OB pour l'armée du Portugal, et la batterie standard était de 4 obusiers de 4 livres, 2 de 8 livres et 2 obusiers. Le 4 lb était populaire car il était aussi facile à déplacer et nécessitait globalement moins de chevaux pour se déplacer, des considérations importantes dans la péninsule.

Je me souviens aussi avoir lu qu'après avoir perdu ses canons lors de la retraite du nord du Portugal, le corps de Soult a été libéré, équipé de pièces autrichiennes, peut-être récemment capturées.

Le IIe corps de Soult avait six compagnies à pied et trois compagnies à cheval en janvier 1809. L'artillerie était la suivante :
4 x 12 livres
20 x 8 livres
16 x 4 pdr
14 obusiers de 6"

La plupart des troupes initialement envoyées en Espagne étaient des forces de deuxième ligne

Exactement faux en l'occurrence. Les troupes françaises initialement envoyées en Espagne étaient les vétérans d'Ulm, d'Austerlitz, d'Iéna, d'Eylau, de Friedland etc. L'armée y a rogné la crème.

Les armées de second ordre étaient celles levées par la suite pour combattre l'Autriche en 1809, la Russie en 1812 et la sixième coalition en 1813-14. Il existe un lien entre le résultat de ces campagnes et la qualité des armées envoyées.

Napoléon fait régulièrement des raids dans ses forces espagnoles pour trouver des cadres, des remplaçants, des sous-officiers et des officiers pour ces autres armées, tout en y envoyant des conscrits. En 1814, les forces françaises étaient probablement aussi mauvaises que partout ailleurs. Cela ne change rien au fait que la tant vantée Grande Armée de 1805-7 a été anéantie de manière constructive en Espagne par les alliés péninsulaires.

C'est inexact. Levi a raison dans son commentaire concernant la première armée française d'invasion en Espagne. La première armée d'invasion française, qui comprenait le corps de Dupont, n'étaient pas les vétérans de la Grande Armée qui avaient combattu dans les campagnes ci-dessus.

Les unités envoyées étaient composées de conscrits nouvellement intronisés, de cinq légions de réserve qui avaient été conçues comme troupes de défense côtière et de quelques unités de vétérans comme les marins de la garde.

Après la catastrophe de Baylen, des unités de vétérans de la Grande Armée ont été formées pour la deuxième invasion commandée et dirigée par Napoléon. Napoléon a laissé 90 000 vétérans, dont le III corps de Davout et la cavalerie lourde, en Europe centrale sous Davout. C'était le noyau de l'armée d'Allemagne qui a vaincu les Autrichiens en 1809.

C'est également inexact. Peut-être devriez-vous jeter un œil à Swords Around A Throne de John Elting pour comprendre la Grande Armée.

Charles Oman dans le volume I de son histoire de la guerre de la péninsule, pages 103-107, couvre succinctement quelles troupes ont été envoyées en Espagne par Napoléon pour la première invasion.

"En traitant de l'histoire des armées impériales dans la péninsule, il est de notre premier devoir de souligner l'énorme différence entre les troupes qui sont entrées en Espagne en 1807 et 1808, sous Dupont, Moncey et Murat, et les derniers arrivants qui sont venus sous la direction personnelle de Bonaparte à la fin de la première phase désastreuse de la guerre.

« Les vainqueurs d'Iéna et de Friedland restèrent dans leurs cantonnements sur le Rhin, l'Elbe et l'Oder, tandis qu'une nouvelle force, composée principalement d'éléments de moindre valeur combattante, était envoyée à travers les Pyrénées.

Les unités de vétérans affectées aux forces d'invasion françaises comptaient 31 200 fantassins et 3 000 cavaliers. 1 800 fantassins appartenaient au 4e bataillon nouvellement formé.

Les troupes organisées en formations temporaires ou troupes étrangères étaient au nombre de 64 200 fantassins et 10 500 cavaliers.

Sur les 25 000 fantassins qui appartenaient à l'armée régulière, 17 500 d'entre eux étaient affectés à Junot. Le reste des troupes verteran, 5 000 d'entre eux, a été affecté à Duhesme en Catalogne. Dupont n'avait que deux bataillons de réguliers, le reste, 17 300, de son infanterie était de nouveaux conscrits. Moncey n'avait pas d'unités de vétérans et Bessières n'avait que quatre bataillons de vétérans.

Les vétérans de la Grande Armée étaient en Europe centrale, pas en Espagne, et n'entreraient en Espagne qu'après Baylen et même alors, 90 000 d'entre eux sont restés en Europe centrale sous Davout.

Merci Brechtel ! Oui, je parlais de ces troupes envoyées dans le cadre de l'occupation, puis de la réponse initiale au soulèvement espagnol.

Dans tous les cas, il semble que Gribeauval 8- et 4-pdrs serait plus commun pour la plupart des formations qui ont servi dans la péninsule pendant de longues périodes.

D'une manière générale, les pièces de 4 et 8 livres de Gribeauval étaient les pièces de campagne employées en Espagne.

Pour l'aspect artillerie de la campagne de 1809 en Bavière et en Autriche, le volume I de Campagne de 1809 en Allemagne et en Aurtiche du commandant Charles-Gaspard-Louis Saski contient des sources primaires sur l'artillerie affectée à l'armée d'Allemagne nouvellement organisée et en formation.


Contenu

Fond

En 1792, le royaume de France est renversé par la Première République française, dirigée par Maximilien de Robespierre, mais il se fait plusieurs ennemis avec les alliés du roi Louis XVI de France. Sa femme Marie-Antoinette était membre de la Maison autrichienne et espagnole de Habsbourg, de sorte que les Français ont déclaré la guerre de manière préventive à l'Autriche et à ses alliés la Grande-Bretagne, l'Espagne, les Provinces-Unies et l'Empire russe. De 1792 à 1800, ils se sont battus contre deux coalitions et ont envahi l'Égypte en 1798, et leur plus grand général dans ces guerres était Napoléon Bonaparte, un officier d'artillerie corse rustique qui a pris le commandement de l'armée d'Italie et plus tard de l'expédition d'Égypte. De retour chez lui en 1799, il renverse le Directoire lors d'un coup d'État de Noël et se proclame « Premier Consul », dictateur. Il a vaincu la deuxième coalition en 1802, lorsqu'il a finalement forcé la Grande-Bretagne à faire la paix, et cette année-là, il a été proclamé empereur de France par le pape Pie VII, qui était assis sur un banc alors qu'il était couronné.

Empire de Napoléon

En 1805, l'empereur Napoléon est confronté à la troisième coalition : l'Autriche, la Grande-Bretagne, la Suède, la Russie, Naples et la Sicile, qui s'opposent à sa prétention à être empereur. Il montra à nouveau son génie de la guerre en chassant l'Autriche de la guerre lors de la première bataille de Wagram, et avec des langues fourchues, les Autrichiens conclurent un armistice et une alliance. Cependant, il a soutenu son protectorat de Westphalie contre ses autres alliés, la République batave et le royaume d'Italie, et a fait la paix avec l'Italie et a repris les terres perdues aux Hollandais. À la fin de 1805, il a de nouveau vaincu les Autrichiens à la bataille d'Austerlitz, où il a également détruit une armée russe. Par la suite, il a forcé les deux pays à faire la paix et il a remporté sa première guerre en tant qu'empereur.

A cette époque, l'Empire était devenu différent du Royaume de France. Elle accueillait aussi bien les juifs que les catholiques et les protestants huguenots, et c'était une terre diversifiée. Il y avait beaucoup de pauvres, mais beaucoup d'entre eux se sont enrôlés avec empressement dans l'armée ou ont été enrôlés. Une armée massive renforcée par de nouveaux conscrits et de brillants généraux semblait imparable. La marine française était également forte, mais la Royal Navy de Grande-Bretagne était de loin plus agressive et moderne et a souvent vaincu les tentatives françaises d'invasion transmanche.

En 1806, quelques mois seulement après Austerlitz, la quatrième coalition a été déclarée comme l'Autriche, la Grande-Bretagne, la Russie, la Suède, les Deux-Siciles et leurs nouveaux alliés prussiens ont envahi la France. Les Français ont vaincu les Prussiens et les Autrichiens à la bataille d'Iéna et à la bataille d'Auerstadt et ont forcé les deux ennemis à faire la paix une fois de plus après une victoire à la bataille de Friedland en 1807.&# 160

Un an plus tard, Napoléon se lance dans une ambitieuse invasion de l'Espagne, occupant tout le pays après avoir pris Madrid et Pampelune aux Espagnols. Les Français affrontaient non seulement l'Espagne comme ennemi, mais aussi la Grande-Bretagne. Dans la plus longue guerre des guerres napoléoniennes (1808-1814), les Espagnols, les Portugais et les Britanniques ont lentement poussé les Français hors de France et ont mis fin à la guerre en capturant Toulouse en 1814.

Pendant ce temps en Europe, les Autrichiens seuls mobilisèrent et combattirent la France dans la "Cinquième Coalition" bien qu'il ne s'agisse pas vraiment d'une coalition (la Prusse n'a pas envoyé d'aide et la Russie était hostile), les Autrichiens ont gagné à la bataille d'Aspern-Essling en 1809 mais ont été vaincus dans la deuxième bataille de Wagram. L'Autriche se rendit à nouveau et, avec la Prusse, forma une alliance avec la France et bloqua le commerce avec la Grande-Bretagne.

En 1812, Napoléon envahit la Russie, espérant s'emparer de Moscou et achever sa conquête de l'Europe. Mais les troupes russes ont brûlé les terres et les maisons alors qu'elles se retiraient, car elles avaient des raiders cosaques et l'usure de leur côté.Les Français n'avaient nulle part où se reposer et rien à manger, et ils furent presque vaincus à la bataille de Borodino. Il a été contraint de quitter Moscou occupée en raison de l'hiver glacial et du manque de nourriture ou de fournitures, et alors qu'il se retirait, la plupart de son armée est morte. Sur des millions d'hommes, seulement 150 000 soldats rentrèrent en France dans une perte de vie drastique. L'Autriche et la Prusse l'ont trahi et ont formé la sixième coalition en 1813, battant Napoléon à Dresde. Napoléon reprit Dresde dans le sang après une autre bataille à Lutzen, mais lors de la bataille décisive de Leipzig, l'armée de Napoléon fut anéantie et il fut contraint de revenir sur la carte de 1792 dont il ne possédait que la France, alors que le reste de l'Europe était libéré. En 1814, il a mené une série de batailles pour la Défense de la France et les a toutes remportées. Mais les Alliés ont capturé Paris au lieu de tomber dans son complot, c'était un génie tactique, mais il s'est ridiculisé. L'Empire français était à sa fin.

En juin 1815, cependant, Napoléon revient d'exil. Le roi Louis XVIII de France a envoyé Michel Ney et une armée de troupes françaises pour arrêter Napoléon, mais Ney a livré ses troupes sous le commandement de Napoléon. L'armée française occupa Paris et Louis s'enfuit à Paris, mais le 18 juin 1815, les Français furent vaincus à la bataille de Waterloo. La défaite de Napoléon a conduit à sa capture et il a été exilé à Sainte-Hélène dans l'Atlantique. Pour lui, il n'y avait pas d'échappatoire, et il mourut en 1824 sur le misérable rocher.


Gérer le Grand Empire, 1808�

Le traité de Tilsit a établi une alliance politique formelle entre la Russie et la France. Les États européens en dehors de cette association continentale étaient limités à la Grande-Bretagne, au Portugal, à la Suède et à l'Empire ottoman. 39 La domination de la Grande-Bretagne sur la mer fit des ravages dans l'empire colonial espagnol et menaça le commerce américain avec l'Amérique latine et l'Europe. La méfiance de Napoléon envers ses alliés espagnols conduisit à leur renversement au printemps 1808. Napoléon remplaça les Bourbons espagnols par son frère aîné Joseph (1768–82111844).

L'invasion de l'Espagne a déclenché une guerre de six ans qui a vidé Napoléon de ses ressources humaines vitales. Il a fourni à la Grande-Bretagne un nouvel allié continental et une base d'opérations pour frapper la France. La guerre d'Espagne (1808–82111814) a vu l'utilisation généralisée de la guérilla contre les forces françaises en tandem avec les armées anglo-portugaises et espagnoles conventionnelles. Cette nouvelle alliance était un accord militaire formel entre les puissances. 40 Il existe un débat parmi les historiens sur la mesure dans laquelle l'idéologie a joué un rôle dans la guerre de guérilla en Espagne. Certes, la politique anticléricale de la France révolutionnaire avait servi à rallier la population espagnole contre l'invasion française en 1794, mais Napoléon n'était pas anticlérical et avait fait amende honorable avec la papauté en 1801. Des arguments récents placent la guérilla dans un contexte traditionnel. contexte, avec des soldats plutôt que des paysans formant la majorité des forces de guérilla espagnoles. 41

Les troubles populaires et la guérilla ne sont pas apparus pour la première fois en Espagne pendant les guerres napoléoniennes, mais à Naples en 1799 et à nouveau après la conquête française en 1806. La révolte de San Fedesti en 1799 a balayé le satellite français de la République parthénopéenne à Naples. Après le retour des Français en 1806, une révolte en Calabre a conduit à une insurrection qui a duré cinq ans. En 1809, Andreas Hofer (1767–82111810) mena une révolte populaire au Tyrol, non pas contre la domination française, mais contre la domination bavaroise. Toujours en 1809, il y eut en Allemagne d'importantes tentatives pour susciter une révolte populaire contre la domination française. Tous sauf l'insurrection espagnole ont échoué. 42 Chaque rébellion a été façonnée par des problèmes locaux et est restée isolée des rébellions ailleurs.

La concentration de Napoléon sur l'Espagne a fourni à l'Autriche l'opportunité de se réarmer et de frapper. Les Autrichiens tentèrent d'obtenir le soutien prussien et russe pour leur guerre en 1809, mais échouèrent pour les deux raisons. La Grande-Bretagne a fourni des subventions monétaires, mais leur puissance militaire est restée dans la péninsule ibérique. Napoléon réussit à obtenir l'engagement de la Russie dans son alliance et une armée russe envahit la Galicie (Pologne autrichienne) un mois après le début des hostilités. 43 Les Autrichiens sont entrés en guerre contre la coalition de Napoléon de la Russie, la Confédération du Rhin et le royaume d'Italie. L'incapacité de l'Autriche à obtenir le soutien de la Prusse ou de la Russie a miné son effort de guerre et a permis à Napoléon de déjouer l'Autriche sur le champ de bataille et dans l'arène politique. La guerre de 1809 fut certainement le plus grand test de la nouvelle structure Grand Empire, mais les alliés de Napoléon ont tenu leurs accords malgré l'opportunité de saper l'hégémonie française. 44

La défaite de l'Autriche en 1809 a conduit l'année suivante au mariage dynastique de Marie Louise (1791–82111847), la fille de François, à Napoléon. Cette union Habsbourg-Bonaparte peut être vue comme une restauration de l'alliance austro-française du XVIIIe siècle. Du point de vue autrichien, il a permis aux Habsbourg de s'imposer au-dessus des Prussiens et des Russes dans le cadre de l'empire européen de Napoléon. C'était un moyen pour la dynastie des Habsbourg de réaffirmer son influence dans la « nouvelle Europe » après son abandon par la Prusse et la Russie en 1809.45

Les coalitions anti-françaises étaient pratiquement impossibles à établir entre 1810 et 1812. Les engagements de la Grande-Bretagne au Portugal et en Espagne, et plus tard sa guerre avec les États-Unis en 1812, ont mis à rude épreuve ses ressources militaires et financières. 46 Le tsar Alexandre Ier trouva de plus en plus difficile de maintenir une solide alliance française après 1809. La demande de Napoléon que le système continental soit appliqué et ses actions de plus en plus unilatérales en Europe, telles que l'intégration de l'Allemagne du nord-ouest dans l'Empire français sans consultation russe ou compensation placée La Russie sur une trajectoire de collision avec Napoléon. Pendant ce temps, la Russie était toujours en guerre avec l'Empire ottoman et, de 1808 à 1809, s'est battue avec la Suède pour le contrôle de la Finlande. En outre, Napoléon avait fait plusieurs ouvertures aux Perses, cherchant à améliorer les relations et à compromettre la frontière sud de la Russie.

Lorsque Napoléon envahit la Russie en 1812, les armées de la France impériale comprenaient des troupes de tous les États du Grand Empire. L'Autriche et la Prusse sont également entrées en guerre contre la Russie en tant qu'alliées de la France. La nature de la guerre de coalition de 1807 à 1812 a favorisé Napoléon. Une alliance anglo-russe ne pouvait pas faire grand-chose car chacun se tenait aux périphéries de l'Europe. La défaite de Napoléon en 1812 a offert la première opportunité depuis des années pour une nouvelle coalition anti-française.


Règne de Joseph Ier

L'État Joséphine avait sa base juridique dans le Statut de Bayonne.

Lorsque Fernando VII quitta Bayonne, en mai 1808, il demanda à toutes les institutions de coopérer avec les autorités françaises. Le 15 juin 1808, Joseph, frère aîné de Napoléon est fait roi. Le Conseil de Castille s'est réuni à Bayonne, mais seulement 65 des 150 membres au total y ont assisté. L'Assemblée ratifie le transfert de la Couronne à Joseph Bonaparte et adopte avec peu de changements en dehors d'un texte constitutionnel rédigé par Napoléon. La plupart des personnes réunies ne percevaient aucune contradiction entre le patriotisme et la collaboration avec le nouveau roi. De plus, ce n'était pas la première fois qu'une dynastie étrangère prenait la couronne d'Espagne : au début du XVIIIe siècle, la maison de Bourbon arriva en Espagne depuis la France après la mort sans descendance du dernier membre de la maison de Habsbourg, Charles II. .

Napoléon et Joseph ont tous deux sous-estimé le niveau d'opposition que la nomination créerait. Après avoir nommé avec succès Joseph roi de Naples en 1806 et d'autres dirigeants familiaux en Hollande en 1806 et en Westphalie en 1807, il fut surprenant d'avoir créé un désastre politique et plus tard militaire. [2]

Joseph Bonaparte promulgua le Statut de Bayonne le 7 juillet 1808. En tant que texte constitutionnel, il s'agit d'une charte royale, car elle n'était pas le résultat d'un acte souverain de la nation réunie en Parlement, mais d'un édit royal. Le texte était empreint d'un esprit de réforme, conforme aux idéaux de Bonaparte, mais adapté à la culture espagnole afin de gagner le soutien des élites de l'ancien régime. Elle reconnaît la religion catholique comme religion officielle et interdit l'exercice d'autres religions. Il ne contenait pas de déclaration explicite sur la séparation des pouvoirs, mais affirmait l'indépendance du pouvoir judiciaire. Le pouvoir exécutif résidait dans le roi et ses ministres. Les tribunaux, à la manière de l'ancien régime, étaient constitués des domaines du clergé, de la noblesse et du peuple. Sauf en ce qui concerne le budget, sa capacité à faire des lois était influencée par le pouvoir du monarque. En fait, King n'était obligé de convoquer le Parlement que tous les trois ans. Il ne contenait aucune référence explicite à l'égalité juridique des citoyens, bien qu'il soit implicite dans l'égalité fiscale, l'abolition des privilèges et l'égalité des droits entre les citoyens espagnols et américains. [ vague ] La Constitution reconnaissait également la liberté de l'industrie et du commerce, l'abolition des privilèges commerciaux et l'élimination des coutumes intérieures.

La Constitution a établi les Cortes Generales, un organe consultatif composé du Sénat qui était formé par les membres masculins de la famille royale et 24 membres nommés par le roi parmi les nobles et le clergé, et une assemblée législative, avec des représentants des domaines de la noblesse et le clergé. La Constitution a établi un régime autoritaire qui comprenait des projets éclairés, tels que l'abolition de la torture, mais en préservant l'Inquisition.

Le soulèvement espagnol a entraîné la bataille de Bailén du 16 au 19 juillet 1808, qui a entraîné une défaite française et Joseph avec le haut commandement français fuyant Madrid et abandonnant une grande partie de l'Espagne. [2]

Lors de son séjour à Vitoria, Joseph Bonaparte avait pris des mesures importantes pour organiser les institutions de l'État, notamment en créant un Conseil d'État consultatif. Le roi nomme un gouvernement dont les chefs forment un groupe éclairé qui adopte un programme de réformes. L'Inquisition a été abolie, de même que le Conseil de Castille qui a été accusé de politique anti-française. Il décrète la fin des droits féodaux, la réduction des communautés religieuses et l'abolition des taxes douanières intérieures.

Cette période voit des mesures de libéralisation du commerce et de l'agriculture et la création d'une bourse des valeurs à Madrid. Le Conseil d'État a entrepris la division des terres en 38 provinces.

Alors que la révolte populaire contre Joseph Bonaparte se répandait, beaucoup de ceux qui avaient initialement coopéré avec la dynastie Bonaparte quittèrent leurs rangs. Mais il restait de nombreux espagnols, dits afrancesados, qui a nourri son administration et dont l'existence même donne à la guerre d'indépendance espagnole un caractère de guerre civile. Les afrancesados ​​se considéraient comme les héritiers de l'absolutisme éclairé et voyaient dans l'arrivée de Bonaparte une opportunité de moderniser le pays. Beaucoup avaient fait partie du gouvernement sous le règne de Charles IV, par exemple François Cabarrus, ancien chef des finances et Mariano Luis de Urquijo, secrétaire d'État de novembre 1808 à avril 1811. [2] Mais il y avait aussi des écrivains comme le dramaturge. Leandro Fernández de Moratín, des universitaires comme Juan Antonio Llorente, le mathématicien Alberto Lista et des musiciens comme Fernando Sor.

Tout au long de la guerre, Joseph Bonaparte a essayé d'exercer la pleine autorité en tant que roi d'Espagne, conservant une certaine autonomie contre les desseins de son frère Napoléon. À cet égard, de nombreux afrancesados ​​pensaient que le seul moyen de maintenir l'indépendance nationale était de collaborer avec la nouvelle dynastie, car plus la résistance aux Français était grande, plus la subordination de l'Espagne à l'armée impériale française et ses exigences de guerre serait grande. En fait, c'est le contraire : bien que sur le territoire contrôlé par le roi Joseph Ier, l'administration et les institutions rationnelles modernes remplacent l'Ancien Régime, l'état de guerre permanent renforce le pouvoir des maréchaux français, laissant à peine agir les autorités civiles.

Les défaites militaires subies par l'armée française obligent Joseph Ier à quitter Madrid à trois reprises, la première en juillet 1808, à la suite de la bataille de Bailén jusqu'à sa reprise par les Français en novembre. [2] La deuxième fois était du 12 août au 2 novembre 1812 tandis que l'armée anglo-portugaise occupait sa capitale. Le roi quitte définitivement Madrid en mai 1813 et l'Espagne en juin 1813, à la suite de la bataille de Vitoria, mettant ainsi fin à l'étape ratée de l'absolutisme éclairé. La plupart des partisans de Joseph (environ 10 000 et 12 000) ont fui en France en exil, avec les troupes françaises en retraite après la guerre, leurs biens ont été confisqués. Joseph a abdiqué.

Après l'abdication

Joseph a passé du temps en France avant de se rendre aux États-Unis (où il a vendu les bijoux qu'il avait pris d'Espagne). Il y vécut de 1817 à 1832, [3] d'abord à New York et Philadelphie, où sa maison devint le centre d'activité des expatriés français.

Joseph Bonaparte est retourné en Europe, où il est mort à Florence, en Italie, et a été enterré dans le complexe immobilier Les Invalides à Paris. [4]


Suivant les traces de son père, Hureau était un commandant d'artillerie qui est finalement devenu général. L'un des meilleurs artilleurs de sa génération, il s'est fait connaître grâce à l'utilisation réussie de batteries massives. Traditionnellement, l'artillerie avait été utilisée dans un rôle de soutien sur le champ de bataille. Des batteries massives en ont fait une arme offensive dévastatrice et une caractéristique des armées françaises napoléoniennes.

Hureau est fait baron en 1808 et commandant de l'artillerie de l'armée française d'Espagne en 1809. En octobre 1810, alors qu'il commande l'artillerie au siège de Cadix, il est tué par un obus d'obusier.

Bataille des Pyramides le 21 juillet 1798 par Louis-François, Baron Lejeune, 1808


Annexe

Bibliographie

Bell, David Avrom : La première guerre totale, Londres et al. 2007.

Broers, Michael: The Concept of “Total War” in the Revolutionary-Napoleonic Period, dans : Guerre dans l'histoire 15 (2008), p. 247-268.

Esdaile, Charles J. : La conscription en Espagne à l'époque napoléonienne, dans : Donald J. Stoker et al. (éd.): La conscription à l'époque napoléonienne : une révolution dans les affaires militaires ?, Londres et al. 2009, p. 102-121.

Grab, Alexander: Conscription and Desertion in Napoleonic Italy, 1802-1814, in: Donald J. Stoker et al. (éd.): La conscription à l'époque napoléonienne : une révolution dans les affaires militaires ?, Londres et al. 2009, p. 122-134.

Guibert, Jacques-Antoine-Hippolyte de: Essai général de tactique, antérieur d’un Discours sur l’ actuel de la politique et de la science militaire en Europe, avec le plan d’un ouvrage intitulé: La France politique et militaire, Londres 1772, vol. 1–2, en ligne : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5408326q/f6 [20/01/2012].

Hippler, Thomas : La conscription dans la restauration française : le débat de 1818 sur le service militaire, dans : Guerre dans l'histoire 13 (2006), p. 281-298.

Mikaberidze, Alexander : Conscription in Russia in the Late Eighteenth and Early Nineteenth Centurys : “for Faith, Tsar and Motherland”, in : Donald J. Stoker et al. (éd.): La conscription à l'époque napoléonienne : une révolution dans les affaires militaires ?, Londres et al. 2009, p. 46-65.

Pavković, Michael F.: Recruitment and Conscription in the Kingdom of Westphalia: “The Palladium of Westphalian freedom”, in: Donald J. Stoker et al. (éd.): La conscription à l'époque napoléonienne : une révolution dans les affaires militaires ?, Londres et al. 2009, p. 135-148.

Showalter, Dennis : Europe’s Way of War, 1815–1864, dans : Jeremy Black (éd.) : Guerre européenne, 1815-2000, New York 2002, p. 27-50.

Stephens, H.M. / Kiste, John van der : Art. “Frederick, prince, duc d'York et d'Albany (1763-1827)”, dans : H.C.G. Matthieu et al. (éd.): Oxford Dictionary of National Biography, Oxford 2004, vol. 20, p. 900-902.

Tallett, Frank et al. (éd.): Guerre européenne, 1350-1750, Cambridge et al. 2010.

Walter, Dierk : Relever le défi français : Conscription en Prusse, 1807-1815, dans : Donald J. Stoker et al. (éd.): La conscription à l'époque napoléonienne : une révolution dans les affaires militaires ?, Londres et al. 2009, p. 24-45.

Wilson, Peter H.: Social Militarisation in Eighteenth-Century Germany, in: Histoire allemande 18 (2000) p. 1-39.

Woloch, Isser : Conscription napoléonienne : Pouvoir de l'État et société civile, dans : Passé et présent 111 (1986), p. 101-129.

Remarques

  1. Nicholson, Guerre médiévale 2004, pp. 40-44.
  2. Anderson, Guerre 1998, pp. 21-24 Tallett, Guerre européenne 2010.
  3. Anderson, War 1998, pp. 91–92, 113–114, et 120 Wilson, Social Militarisation 2000.
  4. Guibert, Essai général 1772, t. 1, pp. 17-18, 22. Mais imaginez qu'un peuple vigoureux se lève en Europe qui combine les vertus de l'austérité et d'une milice nationale avec un plan fixe d'expansion, qu'il ne perde pas de vue ce système, que , sachant faire la guerre à peu de frais et vivre de ses victoires, il ne serait pas obligé de déposer les armes pour des raisons d'économie. On verrait qu'on subjugue ses voisins, et renverse nos faibles constitutions, comme le vent du nord farouche plie les roseaux minces. … Entre ces peuples, dont les querelles se perpétuent par leur faiblesse, il y aura peut-être un jour encore des guerres plus décisives, qui ébranleront les empires. par K.L.
  5. Starkey, Guerre 2003.
  6. Stephens / Kiste, Art. “Duc d'York” 2004.
  7. Bell, Total War 2007 Forrest, Conscrits et déserteurs 1989.
  8. Griffith, Art of War 1998, p. 80-82.
  9. Voir http://gallica.bnf.fr/Search?ArianeWireIndex=index&q=loi+jourdan&lang=EN&f_century=18&p=1&f_creator=Jourdan%2C+Jean+Baptiste+%281762-1833%29 pour les rapports qui ont conduit à la loi, et http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/conscription_le_Premier_Empire1.asp[07/06/2011].
  10. Woloch, Conscription 1986.
  11. Voir http://www.ub.uni-bielefeld.de/diglib/aufkl/neumiljour/neumiljour.htm [12/01/2012] pour les articles White, Enlightened Soldier 1989.
  12. Broers, Europe 1996.
  13. Grab, Conscription 2009.
  14. Pavković, Recrutement 2009.
  15. Blackbourn, Allemagne 2003, p. 58-59.
  16. Le texte français du traité est disponible sur http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/traite_confederationrhin_12juillet1806.asp[07/06/2011].
  17. Rothenberg, Grand Adversaire 2007 Mikaberidze, Conscription 2009.
  18. Cookson, Nation armée britannique 1997.
  19. Esdaile, Conscription 2009.
  20. Walter, Conscription 2009.
  21. Hippler, Conscription 2006.
  22. Showalter, Europe’s Way 2002.
  23. Bond, Guerre 1983.
  24. Broers, “Total War” 2008.

Éditeur : Peter H. Wilson
Rédactrice en chef : Lisa Landes’


Voir la vidéo: Vive la Révolution! Aux armes citoyens! (Juillet 2022).


Commentaires:

  1. Zulkigrel

    Remarquablement, une idée très drôle

  2. Yera

    Ouais ... assez discutable, je discuterais avec l'auteur ...

  3. Echoid

    C'est difficile à dire.

  4. Woodward

    Si seulement les champignons poussaient dans votre bouche, alors vous n'auriez pas à aller au moins dans la forêt

  5. Hisham

    J'avais l'habitude de penser différemment, merci pour l'explication.



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